
DRASTIC MEASURES
Des mesures drastiques
Je devrais prendre des mesures drastiques,
Voler d’énormes œuvres d’art
Ecrire une pièce pour dix-huit violons
Ce n’est pas une révolution,
Mais c’est un début.
Ils se frottent les yeux et se réveillent, distraits
Ils remplissent leurs journées frénétiquement
S’il te plaît, dis-moi que je ne serai jamais comme ça,
En sécurité,
Poliment hébétée,
Poliment déjantée
De mon amour, tu n’en veux pas ?
C’est un nuage, c’est un bateau brisé,
Mais il pourrait te faire rigoler plus facilement.
Je suis comme les arbres dans les parcs à minuit
Je suinte le danger, j’allume des étincelles,
On nous a abandonné près des viaducs,
Avec la dernière flamme de l’univers.
Je n’ai jamais retenu une notion plus vraie
Que quand, mon amour, je te tenais la main.
Que ton ombre te suive toujours
A travers nos projets de fuite,
Notre principal projet,
De mon amour, tu n’en veux pas ?
C’est un nuage, c’est un bateau brisé,
Mais il pourrait te faire rigoler plus facilement.
Je suis comme les arbres dans les parcs à minuit
Je suinte le danger, j’allume des étincelles,
On nous a abandonné près des viaducs,
Avec la dernière flamme de l’univers,
En folie.
De mon amour, tu n’en veux pas ?
C’est un nuage, c’est un bateau brisé,
Mais il pourrait te faire rigoler plus facilement.
Je suis comme les arbres dans les parcs à minuit
Je suinte le danger, j’allume des étincelles,
On nous a abandonné près des viaducs,
Avec la dernière flamme de l’univers
De mon amour, tu n’en veux pas ?
C’est un nuage, c’est un bateau brisé,
Mais il pourrait te faire rigoler plus facilement.
Je suis comme les arbres dans les parcs à minuit
Je suinte le danger, j’allume des étincelles,
On nous a abandonné près des viaducs,
Avec la dernière flamme de l’univers
BOOK SMART, STREET STUPID
Les livres, ça me connaît, dans la rue, je suis perdue
Je suis née près d’un vieux lampadaire
Où les hommes se penchent la nuit à leur fenêtre
Et j’étais solo dans un chœur d’orphelines
Et je chantais de toutes mes forces
Jusqu’à ce que je grandisse.
Ensuite, oh, toutes les notes que je jouais
A la contrebasse, ainsi que le ballet de faces B
Avec juste les insectes nocturnes pour m’accompagner
De leurs sérénades de mauvais augure.
La pluie ne cessait jamais,
La tristesse dans mon cœur
S’allumait et étincelait dans l’obscurité.
Cela ne changera jamais
Le temps revêt un plus joli visage
Les livres, ça me connaît,
Mais dans la rue, je suis perdue.
Alors, vous ne me trouverez pas dans un confessionnal
Je suis dans mes peintures, mes crayons, et mon vermouth sec
J’essaie de dévoiler quelque menue vérité
Avec ces cartes près de ma poitrine.
La pluie qui ne cesse jamais,
La tristesse dans mon cœur
S’allumait et étincelait dans l’obscurité.
Oh, ce moment ne changera jamais
Le temps revêt un plus joli visage
Les livres, ça me connaît,
Mais dans la rue, je suis perdue.
La pluie qui ne cesse jamais
L’émerveillement dans mon cœur
Qui toujours s’allume et étincelle
Il s’allume toujours et étincelle dans l’obscurité.
Salle obscure
La ville s’accroupit,
Un champ de moulins à vents attend, en faisant tourner leurs stupides têtes
Et en faisant des remous dans le bain de la nuit.
Des nuées de vapeur flottent au-dessus des usines
Dont les lumières clignotent et se prélassent tel des paupières endormies.
Le papillon de nuit dans le phare respire avec ses organes préhistoriques
Je sens la nuit qui ricane.
C’était là,
Tout emmêlé parmi les détritus et de vieilles cartes de la Saint Valentin
J’ai découvert mon coma qui fuyait
Une branche formait un trou
Dans le silence qui me retenait
Et, soudain, tout le sommeil est retombé.
Dévalant les collines dans une douce et sombre vague,
Les voix de chœurs d’orphelins menacent de tout envahir,
En se ruant à travers les squelettes des arbres,
Et en faisant pencher leurs corps.
La terrible symphonie du vent a fait voler en éclats mon désir par les orteils
Mes oreilles se sont vidées puis rebaptisées
Le baume a coulé comme une bulle d’huile et
Est venu mourir de manière pitoyable sous le talon d’un chef de chœur,
J’étais dégoutée et je restais accrochée tel une serpillère.
Mais je désirais y croire si ardemment
Que quand l’orage s’est présenté à moi
Dans sa bouche j’y ai mis mon doigt.
Les gentils
Ils comptent sur une conscience coupable pour te sauver,
Mais je m’ancre dans les yeux d’un bleu profond et dans le visage aussi
Ils l’ont toujours dit, toujours dit, toujours dit, que tu étais facile …
Si je pouvais en avoir juste un bout, alors, je serais vendue.
Viens rejoindre les gentils
Et je te dirai où aller.
Je ne peux pas les voir quand ils prennent d’autres routes
Je ne sais pas, je ne sais pas !
Viens me retrouver chez moi je m’occuperai entièrement de toi
(“je m’occuperai de toi, je m’occuperai de toi”)
Si fabuleuse et si bien habillé, comme dans une émission de télé
(“si fabuleuse, si fabuleuse”)
Ils l’ont toujours dit, toujours dit, toujours dit, que tu étais facile …
Si je pouvais en avoir juste un bout, alors, je serais vendue.
Viens rejoindre les gentils
Et je te dirai où aller.
Je ne peux pas les voir quand ils prennent d’autres routes
Je ne sais pas, je ne sais pas !
Oh, nous sommes si tristes, je t’aime éperdument
Je veux te ramener chez moi,
Oh, nous sommes si tristes, je t’aime éperdument
Je veux te ramener chez moi.
Si je pouvais en avoir juste un bout, alors, je serais vendue.
Viens rejoindre les gentils
Et je te dirai où aller.
Je ne peux pas les voir quand ils prennent d’autres routes
Je ne sais pas, je ne sais pas !
Viens rejoindre les gentils
(“Les gentils, les gentils”)
Je te dirai où aller.
(“Je te dirai où aller”)
Je ne peux pas les voir quand ils prennent d’autres routes
Je ne sais pas, je ne sais pas !