
Des armées, de la glace et du végétal souillé,
Des journaux, des pelleteuses, du sable dans la brise,
Je pense à Eliot quand je renifle la rue et, parfois, il est plus sage
De fermer les yeux.
Travailleurs et amants font de leur espace de vie une chose bien rangée,
Et s’énervent sur ce qu’ils doivent manger.
Je rêve d’Eliot mais je suis discrète car
Il est parfois plus sage
De fermer les yeux.
Comment en être sûr ? Avons-nous raison ?
Quelqu’un va-t-il se montrer ?
Je disais que j’avais l’Espoir,
Je mentais.
Dans la ville, l’hiver, les eaux usées, la buée
On trouve des immeubles habités qui tombent en lambeaux
La souffrance d’un congénère a contaminé mes rêves
Ne savent-ils pas que c’est à cause de mon esprit vieillissant ?
Comment en être sûr ? Avons-nous raison ?
Quelqu’un va-t-il se montrer ?
Je disais que j’avais l’Espoir,
Je mentais.
Il est calme, si sage,
Donnez-lui le prix Nobel
Il disait qu’il avait espoir,
Il mentait.
Le poids
Que t'ai-je donné ?
Que m'as-tu donné ?
Une broutille – une traînée de silences
enroulée sous la pluie.
Tu disais « je ne sais pas vraiment pourquoi
Mais ce n'est pas pareil »
Oh, comme le souffle est vide quand
Quand tu prononces mon nom.
Et sais-tu sous quel poids je croule
Lorsque tout tourne autour de toi toi toi toi ?
Les épaules sont lourdes.
Toutes les poignées de mains oubliées
Des noms, tels des feuilles qui tombent
L'apathie qui se répand comme une traînée de poudre.
Tu t'éloignes de moi
Je me penche à la fenêtre
Je vais attraper la pluie d'août
Je vais remplir ta bouche
Et te ramener à la vie.
Et sais-tu sous quel poids je croule
Lorsque tout tourne autour de toi toi toi toi ?
Mes épaules vont s'affaisser.
Qu’est-il arrivé à Duncan ?
On disait que c’était un bon garçon
Toutes les filles voulaient danser avec lui,
Et les garçons, jouer avec.
Quand les policiers sont venus frappé à la porte,
Elle n’a pas su quoi dire,
Sauf que ses chaussures et ses chaussettes n’étaient plus là,
Il s’était enfui, probablement,
Oh, quel idiot, quel idiot !
Ne t’en remets pas au destin,
Si c’est le seul combat que nous menons,
Déchaîne-toi, mon chéri, déchaîne-toi !
Duncan, c’est bon pour toi !
Triste, mais libre !
L’armée ne l’a jamais passionné,
Mais l’amour, c’est sûr, le rend courageux.
Une attirance plus douce,
Oh, tu auras du mal à en trouver,
Son amour était si profond et si passionné,
Qu’il en a presque perdu la tête
Et oh, voici la fille du maire,
Elle était un plaisir pour les yeux
Pourquoi cette chose, la seule qui vaille la peine de vivre,
Te donne envie de mourir ?
Quel idiot, mais quel idiot !
Ne t’en remets pas au destin,
Si c’est le seul combat que nous menons,
Déchaîne-toi, mon chéri, déchaîne-toi !
Duncan, c’est bon pour toi !
Triste, mais libre !
L’armée ne l’a jamais passionné,
Mais l’amour, c’est sûr, le rend courageux.
C’est une guerre sainte !
Il faut lutter, encore et encore,
Et, au nom de l’amour, y retourner des milliers de fois,
Mais, pour une seule fois, pour rien.
Saint François
Comme Saint François
Les petits oiseaux arrivent,
Seuls, pour se réchauffer un peu.
Tu leur donnes ta musique,
Mais ils ont juste envie d’une chanson.
Oh, non, jamais je n’apprendrais ,
Mais je peux produire des sons mélodieux
Que je jouerai pour toi, comme le ferait un amoureux.
Mon orgueil, toujours très affirmé,
Mais, avec le recul,
Je n’étais pas si courageuse que ça,
Je n’étais pas si courageuse que ça.
Je m’élançais à travers des tunnels,
A la bouche de New-York.
Parfois, je me sens bien chez moi,
Mais, c’est drôle, le fait de partir
Augmente l’impression de vide,
Ce trou dont tu n’as auparavant jamais entendu parler.
Oh, je ris sous cape,
Le baiser de cet homme,
C’est comme une mélodie.
Mon orgueil, toujours très affirmé,
Mais, avec le recul,
Je n’étais pas si courageuse que ça,
Je n’étais pas si courageuse que ça,
Si ?
Je produirai des sons mélodieux
Que je jouerai pour toi, comme le ferait un amoureux.
Au téléphone, j’ai commencé à en parler,
Puis je me suis arrêté,
Avant j’étais courageuse,
Avant j’étais courageuse
J’espère que ce sera pour la prochaine fois, on y arrivera.