Dans mon rêve cette nuit, tu bougeais comme le miel Et d’anciens feux se consumaient Tu t’approchais de moi et tu te faisais aimer de moi Mais tu pouvais à peine me discerner.
Est-ce que tu as peur ? Je te laisserai partir Mais ton cœur ne t’obligera pas Tu te souviendras de moi, comme d’une mélodie Je hanterai les tréfonds de ton monde.
Et mon grand secret peu à peu te gagnera Lent comme le miel, et lourd comme l’air.
Je te laisserai me voir, je convoiterai ton égard J’envahirai tes manières Et tu me succomberas tel un parfum dans la brise Et tu te demanderas ce qui m’arrive.
C’est mon grand secret, te laisser venir, Lent comme le miel, et lourd comme l’air.
Les rêves peuvent être trompeurs Comme les visages le sont pour les cœurs, Mais ils servent au doux soulagement Quand le fantasme et la réalité sont trop éloignés.
Alors, comme un pont, je m’étire de tout mon long Et je te tire vers le bord.
Et je reste là à attendre J’essaie d’atteindre La fin pour satisfaire l’histoire Devrais-je te libérer ? Dois-je te libérer ? Tandis que je m’élève à la rencontre de ma gloire.
Mais mon grand secret Flottera au-dessus de ta vie T’atteindra toujours Quand, comme le passé, je serai partie Quand je serai grande, comme le paradis
Quand je serai forte comme la musique Car je suis lente comme le miel, et lourde, comme l’air.
Je me suis couchée tôt, des pensées tardives en tête, J’attends que le noir vienne remplacer mon bleu Dans ta toile, je ne lutte pas car c’était mon but d’être attrapée, Mais, dames araignées, je crois que finalement j’en ai assez Que vous me consumiez.
Donne-moi le goût premier Laisse-le initier, le Ciel ne peut attendre pour l’éternité Pars le premier, Je te laisserai gagner, mais tu dois faire un effort.
Ton amour me broie le cœur Les brises de l’adage font soudain rougir ma peau Ta cour effrénée fleure l’intrusion Et je construis des souvenirs sur des mots qu’on n’a jamais dits.
Le sentiment d’être plein n’est pas aussi lourd que celui d’être vide, Pas aussi lourd mon amour, Non, pas autant, pas autant.
Donne-moi le goût premier Laisse-le débuter, le Ciel ne peut attendre pour l’éternité Pars le premier, Je te laisserai gagner, mais tu dois faire un effort.
Donne-moi le goût premier Laisse-le débuter, le Ciel ne peut attendre pour l’éternité Pars le premier, Je te laisserai gagner, mais tu dois faire un effort.
Tu ne connaîtras jamais le courage que je connais La richesse de ses couleurs ne t’apparaîtra jamais Je ne brillerai jamais autant que toi Ta présence domine les jugements des gens sur toi Mais, alors que grossit le paysage, je vois, en différentes lumières, Les formes et les ombres qui ondulent dans ma vision Mes sentiments grandissent peu à peu, je vois d’encore plus haut Et je comprends le sens de ce que je suis encore fière de te dire.
Tu dis que tu comprends, Mais tu ne comprends pas Tu dis que jamais tu ne cesseras de faire dans la connivence Mais jamais est une promesse et tu ne peux te permettre de mentir.
Tu ne toucheras jamais les choses que je possède La peau de mes émotions m’appartient toute entière Tu ne sentiras jamais la chaleur de cette âme Ma fièvre me brûle beaucoup plus que ce que je peux te montrer.
Tu me dis toujours de ne pas avoir peur de mes rêves Que c’est plus facile qu’il n’y paraît Tu me dis que jamais tu ne me laisserais choir de si haut, de mes espoirs Mais jamais est une promesse, et tu ne peux te permettre de mentir.
Tu ne vivras jamais la vie que je mène Tu ne vivras jamais la vie qui me réveille la nuit Tu n’entendras jamais le message que je délivre Tu me dis qu’on dirait que je baisse les bras.
Mais, alors que grossit le paysage, je vois, en différentes lumières, Les formes et les ombres qui ondulent dans ma vision Mes sentiments grandissent peu à peu, je vois d’encore plus haut Et je me rends compte à présent que je suis trop maligne pour te le dire, à toi.
Tu dis que tu comprends, Mais tu ne comprendras jamais. Et moi je te dis que jamais je ne me réveillerai en sachant comment et pourquoi Je ne sais pas en quoi je dois croire Tu ne sais pas qui je suis Tu me dis qu’il faut que je me calme quand je commence à pleurer Mais jamais est une promesse, et je n’ai pas besoin de mensonges.
Chéri, donne-moi ton absence ce soir Retire les formes de la toile et laisse-moi le blanc Laisse-moi couler dans le silence qui fait écho en moi Et n’hésite pas à laisser la lumière allumée.
Car soudain je me sens différente Des racines de mon âme monte un doux changement Et je passe ma main sur une étrange inversion, Comme un vide qui n’avait pas sa place.
L’enfant n’est plus.
Chéri, sors-moi de ce désordre Je suis étrangère à moi-même Mais n’essaie pas de m’atteindre, je suis trop loin Je n’ai pas envie de parler, car il n’y a plus rien à dire.
Mon chéri, donne-moi ton absence ce soir Prend toute ta bienveillance, et laisse-là dehors Car aucune forme d’amour ne peut arranger tout ça J’essaie de trouver un endroit où rester.
Et, soudain, je me sens comme différente,
Car soudain je me sens comme différente Des racines de mon âme monte un doux changement Et je passe ma main sur une étrange inversion, Et peu à peu la nuit fait place à l’aube,