« Regarde-moi dans les yeux », lui dit-il « Je vais dire aurevoir », dit-il « Ne pleure pas », lui implore-t-elle, « aurevoir » Ce jour-là, elle pense à son amour.
Ils le flagellent dans les rues et les allées, La foule est là, maladroite et aux abois. Ils ne se lassent pas de cette chanson du jour du Jugement Dernier Ils ne s’en lassent pas du tout.
« Ecoute », « Ecoute les putains », lui dit-il Il les façonne en sculptures de papier Puis les charrie vers les bords de la rivière. Leurs corps en papier détrempé s’échouent dans la nuit Et le prêtre, raide de haine, qui exige que la fête commence Avec ses femmes habillées comme des hommes, pour le plaisir de ce prêtre.
Je suis là, Pas encore mort On laisse mon corps pourrir dans un arbre creux, Ses branches jettent des ombres Sur la potence pour moi, Et le lendemain, Et le suivant, Et encore un autre.
Ignorant la douleur de leurs maladies particulières, Ils le pourchassent à travers les allées, le pourchassent dans les escaliers Ils le traînent dans la boue et psalmodient pour sa mort Et le traînent aux pieds du prêtre à la tête coiffée de pourpre.
Ils te donnent d’abord tout ce que tu veux Et après ils te reprennent ce que tu as Ils vivent debout et ils meurent à genoux. Ils peuvent œuvrer avec Satan quand ils s’habillent comme les saints Ils savent que Dieu existe car le diable le leur a dit Ils hurlent mon nom en regardant le fond du puits.
Je suis là, Pas encore mort On laisse mon corps pourrir dans un arbre creux, Ses branches jettent des ombres Sur la potence pour moi, Et le lendemain, Et le suivant, Et encore un autre.
Je suis là, Pas encore mort On laisse mon corps pourrir dans un arbre creux, Ses branches jettent des ombres Sur la potence pour moi, Et le lendemain, Et le suivant, Et encore un autre.
Je suis là, Pas encore mort On laisse mon corps pourrir dans un arbre creux, Ses branches jettent des ombres Sur la potence pour moi, Et le lendemain, Et le suivant, Et encore un autre.
Ça ressemble à Tobacco Road, Sur une route isolée, Je t’emmènerai là-bas, Nous irons à Finchley Fair.
J’achèterai un chapeau à plumes, Je volerai une batte de cricket Je ferai éclater quelques fenêtres, je ferai du bruit, Nous traînerons avec les Mauvais Garçons.
Quand le soleil sera couché, Quand le soleil sera couché et que le dé sera jeté Quand le dé sera jeté et qu’on n’aura plus le choix, Nous traînerons avec les Mauvais Garçons.
Tous, on veut des hommes, et on te veut à toi Les garçons et moi on passe tous à travers. Tu dois apprendre à tenir ta langue On disait que la lune, c'était son fils qui brûlait.
Quand le soleil sera couché, Quand le soleil sera couché et que le dé sera jeté Quand le dé sera jeté et qu’on n’aura plus le choix, Nous traînerons avec les Mauvais Garçons.
THE STARS (ARE OUT TONIGHT) On voit les étoiles ce soir
Les étoiles ne meurent jamais, Les mortes et les vivantes.
Nous vivons plus près de la terre Jamais près des cieux. Les étoiles ne sont jamais loin, Les étoiles sont de sortie ce soir.
Elles nous regardent de derrières leurs ombres, Brigitte, Jack et Kate et Brad, De derrière leurs rideaux teintés Scintillant tel un soleil cramé.
Les étoiles ne meurent jamais Les mortes et les vivantes.
Elles attendent le premier geste, Les satires et leurs femmes-enfants. Elles attendent le dernier geste, En absorbant notre monde primitif. Les étoiles ne meurent jamais, Les mortes et les vivantes.
Leur jalousie se répande, Les étoiles doivent se coller entre elles, On ne se débarrassera jamais de ces étoiles, Mais j’espère qu’elles vivront pour l’éternité.
Et elles savent ce que nous faisons, Que la nuit nous tournons et nous retournons. Elles attendent pour agir, Car les étoiles sont de sortie ce soir.
Les voici en haut des escaliers, Asexuées et en sommeil, Ce sont elles les étoiles, c’est pour vous qu’elles meurent, Mais j’espère qu’elles sont éternelles.
Elles vous brûlent avec leurs sourires éclatants, Elles vous piègent avec leurs beaux yeux, Elles sont brisées et honteuses ou ivres ou ont peur, Mais j’espère qu’elles sont éternelles.
Leur jalousie se répande, Les étoiles doivent se coller entre elles, On ne se débarrassera jamais de ces étoiles, Mais j’espère qu’elles vivront pour l’éternité.
Et elles savent ce que nous faisons, Que la nuit nous tournons et nous retournons. Elles attendent pour agir, Car les étoiles sont de sortie ce soir.
Les étoiles sont de sortie ce soir, Ce soir, les étoiles sont de sortie.
C’est l’heure la plus sombre, tu as vingt-deux ans, La voix de la jeunesse, l’heure de l’effroi, L’heure la plus sombre et ta voix est toute neuve, L’amour est perdu, la perte c’est l’amour.
Tu as un nouveau pays, Tu as de nouveau amis, Tu as une nouvelle maison, et même tes yeux sont tous neufs. Tu as une nouvelle femme de ménage et ton accent aussi est tout neuf Mais ta peur est aussi vieille que le monde.
Tu dis adieu aux frissons de la vie, Où l’amour était bon, et aucun amour n’était néfaste. Dis au revoir à la vie sans souffrance, Tu peux lui dire bonjour, Tu es une belle fille.
Dis bonjour aux cinglés, Dis-leur tes secrets Ils sont comme la tombe. Oh, qu’as-tu fait ? Oh, qu’as-tu fait ? L’amour est perdu, la perte c’est l’amour.
Tu sais tant de choses, ça te fait pleurer Tu refuses de parler mais tu réfléchis comme une malade, Tu as déchiré ton âme et le visage de la pensée Oh, qu’as-tu fait ? Oh, qu’as-tu fait ?