

Le roi des rennes
Noyau de cristal,
Ton esprit est séparé de ton âme.
Tu dis que tu es un étranger sur tes terres
Le chagrin qui en découle se sert de la nudité du gel prisonnier du givre.
D'insupportables pensées paralysées, tes entrailles ont besoin des flammes,
Elles ne sont pas perdues, non, pas perdues du tout.
Je viens du roi des rennes
« Ta pureté d’âme, ton cristallin »
Je vais te faire revenir à toi, je vais te faire revenir à toi
Te faire revenir à toi …
Noyau de cristal,
Tu es au point mort du monde qui change
Le fossé qui craint la mort, qui souhaite la vie
Toi, la glace, tu étais des plus tendres avec les rivières
Toi, le toit des vagues, couche après couche,
Après couche.
Je viens du roi des rennes
« Ta pureté d’âme, ton cristallin »
Je vais te faire revenir à toi, je vais te faire revenir à toi
Te faire revenir à toi …
Tu sais que je glisserais sur la glace
Que je ferais tout ce chemin rien que pour te prendre la main
Pour soulager ton chagrin.
Tu sais que je glisserais sur la glace
Depuis la Scandinavie
Jusqu’aux lunes de Jupiter.
Avec toi …
Je te ferai revenir à toi, revenir à toi ….
Je viens du roi des rennes.
Les ailes
Tu souffres
A cacher ta peine.
Des larmes retenues au bord du précipice
« Juste de l’eau sous le pont », selon toi.
Est-il trop tard pour me construire
Un lieu sûr ?
Où je ne pourrais voir ni les dangers
Ni les sacrifices que tu fais.
Ça te fait souffrir, ça me fait souffrir
Te faire souffrir, ce n’est pas mon intention.
Ça te fait souffrir, ça me fait souffrir
J’ai besoin de me construire un lieu sûr
Pour que tu puisses pleurer, mon amour
Car, parfois,
Les grands garçons ont besoin de pleurer.
Nous t’avons fabriqué des ailes
Pour t’aider à fuir
Tes propres exigences
Ange Noir,
Et moi …
Est-il trop tard pour me construire
Un lieu sûr ?
J’ai été trop loin
Quand nous avons volé trop près de notre étoile.
Ça te fait souffrir, ça me fait souffrir
Te faire souffrir, ce n’est pas mon intention.
Ça te fait souffrir, ça me fait souffrir
J’ai besoin de me bâtir un lieu sûr
Pour que tu puisses pleurer, mon amour
Car, parfois,
Les grands garçons ont besoin de pleurer.
Car, parfois,
Les grands garçons ont besoin de pleurer.
La flèche brisée
Cette flèche brisée
A besoin de considération
Quand les grands pères blancs
Ta maîtresse représente l’inégalité.
L’irréfléchi et l’irresponsable ne nous mèneront pas
Où on veut aller
Sommes-nous les libérateurs ou les oppresseurs
De Lady Liberté ?
L’avons-nous perdue ?
L’avons-nous perdue ?
L’avons-nous perdue ?
Cette flèche brisée
A besoin de considération
Quand les grands pères blancs
Nos rivières empoisonnées nourrissent notre avidité.
L’irréfléchi et l’irresponsable ne nous mèneront pas
Où on veut aller
Les mélodies du folklore chantent
Pour réveiller lady Liberté.
Peut-être semble-t-elle faible
Peut-être sommes-nous las des guerres,
Il n’empêche que ces mélodies se font entendre
De nos Grands Lacs
Nos Terres Brûlées
Par-delà les douces prairies.
Non, je ne laisse pas tomber.
Je ne me laisserai ni museler ni éliminer
Par ceux qui doivent compter
Au Congrès ou à la Maison Blanche.
Nous, le peuple,
Chers juges, nous garderons un œil
Sur vous, sur vous.
L’avons-nous perdue ?
L’avons-nous perdue ?
L’avons-nous perdue ?
Cette flèche brisée
A besoin de considération.
Les cavaliers des nuages
Debout au bord de la falaise,
Je ne pensais pas qu’on en arriverait là
Un calme plat avant l’orage
Pas un bruit ne sort de leurs moteurs
Surgie de l’autre côté, à 4H22 j’ai vu une étoile filante.
Un tir d’alerte venant des démons du rythme,
Ou des prédicateurs guitaristes
Les deux m’ont émue
Ainsi que le Dieu Sacré
Surgie de l’autre côté, à 4H22 j’ai vu une étoile filante.
Par-dessous les étoiles, là-haut
J’ai dit, « on ne s’arrête pas,
Je ne vais pas nous abandonner à notre sort »
Et je ne vais aller nulle part.
Annie, attrape ta basse,
Aide-moi à rapporter la lune d’octobre
Et toi tu me cries : « Cours à l’abri »
Et moi de te crier : « Démarre la Triumph ! »
Tu me dis : « chérie, c’est trop tard pour nous,
On ne peut pas échapper aux chevaliers des nuages ».
Trésor, à quoi sert la couverture ?
A échapper à cette tempête
Nous échapperons à cette tempête.
J’ai gravé une portée en sens travers
Aux neuf portes pour gagner
Les secrets des arbres.
Une fois, je les ai entendus chanter
De l’autre côté.
Par le passé, les dieux de l’orage
Façonnaient nos destins
Mais j’ai perdu le contact
Lorsque son char,
De l’autre côté,
Un char tiré par des chats
Qui ronronnaient nous revoilà
De l’autre côté
« Ma fille, il est temps que tu reprennes ta vie en mains ».
Par-dessous les étoiles, là-haut
J’ai dit, « on ne s’arrête pas,
Je ne vais pas nous abandonner à notre sort »
Et je ne vais aller nulle part.
Annie, attrape ta basse,
Aide-moi à rapporter la lune d’octobre
Et toi tu me cries : « Cours à l’abri »
Et moi de te crier : « Démarre la Triumph ! »
Tu me dis : « chérie, c’est trop tard pour nous,
On ne peut pas échapper aux chevaliers des nuages ».
Trésor, à quoi sert la couverture ?
A échapper à cette tempête
Nous échapperons à cette tempête.