

Rien de plus
Mon Ange, aux ailes coupées, je connais
Les errances dans l’obscurité, sur un sol souillé,
Dans une forêt, toute en broussailles, sans bruit,
Tout, tout est devenu sauvage
Ça fait du pâturage pour les vaches
Et partout jonchent des prospectus qui annoncent
Que tout est vendu.
Prise dans un marécage, une main qui se tend
Pour attraper un sou.
Des dons pour les riches,
De grandes étendues de pavés pour les pauvres,
Un endroit de plus où s’allonger
Mais, mon ami, la porte de la calèche
Est entrouverte
Et je sais que les ailes coupées ne sont pas à l’aise pour voler
Mais nous devons rejoindre
Un endroit où la fête ne finit jamais
Où la musique est à l’honneur
A une époque où la nuit appartient
Aux cieux nocturnes et rien d’autre, non,
Rien d’autre.
Demain mon esprit aura vu
Des craintes, mon être aujourd’hui
L’âme blesse de tout son poids
Et donne toujours l’envie à mon corps de rejoindre
Un endroit où la fête ne finit jamais
Où la musique est à l’honneur
A une époque où la nuit appartient
Aux cieux nocturnes et rien d’autre, non,
Rien d’autre.
Gratte-ciel
Quand un homme va plus haut, un autre mord la poussière
Dans les heures sombres, on fait confiance aux tours sombres
Pour toujours les rais de lumière me donneront de la vigueur
Mon talent inné, ma constance et ma grande créativité.
Trente-neuf marches et vingt-deux serrures dans une cage
On se perd dans les légendes urbaines
En évoluant dans ce labyrinthe, je suis surpris que, par
Ces éternelles journées de pression non-stop,
Les obélisques périlleux restent stables sur la ligne d’horizon.
Tu découvriras que l’icône est le symbole et que le symbole, c’est le signe.
Une apparence supérieure qui baisse le regard vers l’horizon
Le nuage quatre-vingt-dix qui redescend vers la terre
Gratte-ciel, jamais tu ne pourras ressentir
Ce que ça fait, ou ce que ça semble faire
Tu es fait de matériau artisanal
Griffonné par l’architecte,
Rien que des lignes parallèles sur du papier.
Cernés de murs dont la taille varie
Ils me projettent toujours une image intimidante
Mais ton bloc de béton n’ébranlera jamais mon bloc de pierre.
Dans ta zone, je suis incassable et capable de résister
Sur la scène arrive une toute nouvelle ère
Et je suis pourtant dans la rage d’un dilemme
(Minds eye spray gamma hammer nail)
Ca se représente
A quoi ressemble la vie au sommet ?
Que mon statut se situe en-dessous du tien importe peu
Lis la presse, n’as-tu pas entendu la toute dernière ?
Ce qui prévaut dans le « je » c’est moi
Et ce que je peux être vraiment
Je ne te gère pas
Tu ne m’as jamais géré
Je garde les pieds sur terre, j’ai trouvé une base solide
Je n’ai jamais reculé ni fait un pas en arrière
Souviens-toi que ce gratte-ciel fait de blocs
Ruissellera comme les sables du temps
Alors lance le dé et paie le prix à payer.
Parvaneh (papillon)
Je m’allonge sur mes draps bleus, si bleus (1)
J’attends l’apparition du soleil
J’attends de trouver des lendemains
Je suis si fatigué, je dors, repose en paix.
Laisse le vent remplir tes rêves
Laisse la mer panser tes blessures
Révèle aux arbres tes plus lourds secrets.
Dans un caftan de feuilles je flotte
Le soleil m’apporte la paix que je recherchais
Je vole sans aucune forme pour m’attacher
Je suis libre de vivre, de vivre.
De laisser le vent panser mes blessures,
De laisser la mer emplir mes rêves
Et le cœur, les arbres, de trop lourds secrets.
Ne les laisse pas t’attacher
Envole-toi là où tu voudras.
So blue, ici deux sens possibles : blue, qui désigne la couleur, et donc les draps si bleus, ou bien « I am so blue », qui signifie je suis déprimé
Un monde beau
Le progrès est méthodique, car il avance pas à pas
Beaucoup trop d’esprits ont dormi, trop longtemps,
Quand le monde vire au gris il débite plus de produits
Qu’allons-nous faire maintenant que l’enfer s’est libéré ?
Le nœud sur les potences est lâche, comme l’homme
Qui, de manière misérable et absurde, conçoit le schéma directeur
Selon lequel les riches s’enrichissent et les pauvres sont éliminés,
En supprimant le plus insignifiant comme un parasite ou comme la peste
On grandit dans l’habit de la bête, jamais je ne vendrai mon âme.
Vais-je révéler mes secrets ? Je jette un œil au prochain épisode
Tandis que l’intrigue s’épaissit, les esprits frappés de dilemme
De la main des méchants, le mauvais signifie méchant
Je suis sur l’autre fréquence pour l’instant
Tout va bien tant que mon troisième œil qui voie le paysage
S’est relié à mon âme
Nous devons conserver le contrôle.
Toutes les erreurs du passé, j’essaie de les oublier,
Je ne peux plus les supporter, alors pourquoi tu n’arrêtes pas ?
Toute cette ambition, je dois m’en débarrasser,
Parfois je dois penser à moi, c’est de ça dont il s’agit,
Avancer à pas légers, et atterrir en occident
Sauf erreur de ma part, je vois beaucoup d’arcs qui se brisent
Mais moi seul était secoué, mes neurones restent figées,
Je pose mes mains sur la table car j’en ai la volonté et j’en suis capable
Quand le moment viendra, j’irai jusqu’au sommet.
Je grimperai plus haut, je bondirai comme l’éclair de mes veines bouillonnantes
Je réessaierai, je mettrai ma patience à l’épreuve et tu n’aboutiras jamais.
Mon espace intérieur attaque la race supérieure
Ma profession la plus importante
Car tu es l’auditeur et je suis l’humble hôte
Alors bienvenue dans l’autre angle de vue déformé,
Comme l’esprit qui montre la voie à la minorité.
La chanson organe
Instrumental
Les cinq derniers
L’enfer était un endroit que j’ai connu autrefois
Tout y était noir, avec des labyrinthes autour
C’est ici que je suis, c’est ici que j’étais,
C’est là où je ne veux pas être
L’enfer était un lieu que j’ai découvert par erreur
Un secret de jardins mais aussi une porte accueillante
Qui mène à un endroit
Que j’ai du mal à quitter.
De bas en haut,
De l’intérieur à l’extérieur,
Je laisserai mon vocabulaire outrepasser ça
Nulle montagne n’est assez haute, nulle vallée assez basse
Je traverserai ce sillage, et me saisirai de tout
Sept fissures courent dans les murs de ton béton
Les racines de mère nature ont trouvé les fondations
Qui nous séparent avec caractérisation
Mon corps a la sensation que la vie ne se fatigue jamais
Et les manières du monde inspire
Je suis moi-même un être entier, c’est un fait
Un ancien artefact témoigne d’une génération, j’essaie de comprendre
Et une décision humaine dans la division de tous les hommes
Encore une fois quand et pourquoi l’œil devrait régner sur le discours
Chacun d’entre nous doit gravir les marches
Ils veulent aller là où on a toujours le temps
D’aller toujours plus haut, et où nous sommes bénis
La leçon et le test, rien de moins.
Londinium (morceau cache)
Les plus douces des fascinantes ombres de passion alentour
Des poignards abandonnés dans des pièces, grands, les esprits courts
Mon regard, dense, quitte
Son abri par un jour ensoleillé.