Le jour où tu es parti et que tu m’as traitée de salope Je t’ai traité d’égoïste, tu préfères tout arrêter. J’ai mis mon fils sous amphétamines Il est revenu en pleurant et toi, tu décrètes Qu’il pleurait parce-qu’il avait perdu une dent. J’ai fait ce qu’il fallait.
Tu assombris la vérité presque tous les jours La nuit, le téléphone sonne : « ça va aller ». Es-tu triste bébé sous le pont ? Es-tu triste bébé dans Lake Street ?
Du feutre noir sur le carton, Un petit dessin d’une roue de la médecine Tout ce qui est bien, tu le voles, Tout ce qui est bien, tu le voles.
Peut-être te réveilleras-tu tout seul en prison Le téléphone à pièces à la main Et faire ce qu’il faut, Comme moi je l’ai déjà fait, mais je déforme la vérité.
Un accroc à cinq dollars, pour une petite dent perdue J’en paie le prix Parce-qu’avant tu marchais tel un funambule En mouvements saccadés sur le parking.
Es-tu triste bébé sous le pont ? Es-tu triste bébé dans Lake Street ?
Du feutre noir sur le carton, Un petit dessin d’une roue de la médecine Tout ce qui est bien, tu le voles, Tout ce qui est bien, tu le voles.
Les mots d’encouragement sont palpables Le salut de ma foi produit bien un doux attrait collectif
Es-tu triste bébé sous le pont ? Es-tu triste bébé dans Lake Street ?
Du feutre noir sur le carton, Un petit dessin d’une roue de la médecine Tout ce qui est bien, tu le voles, Tout ce qui est bien, tu le voles, Tout ce qui est bon, tu me le voles.
Des vitrines, des tramways qui font du bruit Encore une bataille perdue. Que représente pour toi Columbus Avenue aujourd’hui ?
Le dernier appel d’un salon de tatouage Un avaleur de sabres sur son lit de mort, Que représente pour toi Columbus Avenue aujourd’hui ?
L’endroit où tu as échoué A faire redémarrer ton histoire L’endroit où tu as payé ta caution Et laissé les bas-fonds t’entraîner. T’entraîner …..
Remarque désobligeante, paranoïa Exilé de Victoria Que représente pour toi Columbus Avenue aujourd’hui ?
C’est l’endroit où tu allais, avec une précision horrible, Rejoindre les échos des os dans l’atmosphère, Pour trouver espoir dans une division de rayons X D’un monde qui n’existe pas.
Les pécheurs du café te dérangent Les poches vides te suivent Que représente pour toi Columbus Avenue aujourd’hui ?
Chaque nuit, tu refais les mêmes pas pour retourner sur le lieu du crime C’est étrange comme tu planes sur les dégâts du naufrage que tu as laissé derrière toi C’est toi que je veux mais tu es un esprit frappeur
C’est toi que je veux mais, mon amour, le prix est lourd à payer C’est toi que je veux et à présent, je l’ai dit deux fois Alors Mary tamise les lumières.
Vraiment, quand tu arrives dans cette pièce ça ne m’aide pas De te voir dépérir Ce n’est pas facile dans cette phosphorescente obscurité de distinguer les rêves éveillés de toute façon
C’est toi que je veux mais tu es un esprit frappeur C’est toi que je veux mais, mon amour, le prix est lourd à payer C’est toi que je veux et à présent, je l’ai dit deux fois Alors Mary tamise les lumières.
Tasses et soucoupes se fracassent mais Houdini applaudit encore au gag, Et nul n’y croit vraiment.
Ce doit être dur de faire sonner les cloches des portes Dont le balancement perd de l’ampleur. Ce doit être dur d’entendre le son Des voix juste de l’autre côté de la porte.
Un homme incapable te tenir ton manteau Toujours accroché à son antidote Ce doit être dur de regarder les types glousser Ballantines.
Ce doit être dur de voir toujours les mêmes gens Passer dans la rue près de toi. Ce doit être vraiment dur de savoir que ta came Ne ferait qu’horrifier l’élite.
Tu te coupes de tous ceux que tu connais Tu leur dis d’aller se faire voir ailleurs. Ce doit être dur de renoncer de la même façon Au Ballantines.
Les piliers du bar de Lexington Kentucky Qui faisaient des bonds à chaque boisson que tu descendais Et avec la tournure que prenaient les choses, La fête n’était plus la même Car tu aurais pu contaminer tous les autres.
Les vaches grasses ne seront plus jamais maigres A voir la manière dont tu t’englues, Même si les anges coupent les cheveux en quatre.