L’amour est une partie dangereuse à jouer Une lutte où il n’y a qu’un seul gagnant, Un jouet qui se casse si facilement, Des règles qui ne sont qu’imaginaires. Le perdant, une poupée que l’on serrait si fort avant, Et qu’on laisse après négligemment dans une pièce oubliée, Et le gagnant, un tricheur qui a d’autres choses en tête Dès le départ impénitent, Connaissant d’avance le résultat.
Autour de nous, la potence de l’innocence perdue J’ai à peine le temps de noter ton nom, Avant d’extraire un bloc de toi Et toi, un morceau de moi.
Je reste, mais je ne suis pas sûre que cela va durer Et ça fait tout le temps mal. Tu es si bien habillé, Mais j’ai hâte de décoller ces coquilles qui t’entourent Le mettre entièrement à nu jusqu’à l’usure.
J’ai la tête qui me brûle Une main s'agrippe, inquisitrice, Surgie du vide entre toi et moi, Mais, dans le noir, elle tâtonne.
Un jour de plus, et c’est une fin de plus. Un baiser de plus qui scelle un adieu de plus, Nous remarcherons sur nos pas, Mais seulement séparément.
Tes paroles étaient si enchantées, Et pourtant, tu m’as laissé étouffer tes mots dans des baisers.
Une fermeture physique par un abandon de l’émotion, Qui vont fouiller dans les ruines de la jalousie Pour trouver une forme de raisonnement sur l’amour. La possessivité me poignarde Comme un couteau que je tiens dans ma propre main, Ces émotions tournent à l’émeute Dans mon unique compréhension de l’amour.
Je veux pénétrer dans ton coeur-même, Tout comme l’air qui soutient ton corps, Mais mes yeux se remplissent de glace Tandis que je perds les pédales en essayant de te garder auprès de moi.
Mes mots et mes actions te déconcertent Je condamne mes propres fenêtres, Je verrouille mes propres portes, Et ça te fait tout le temps reculer.
Comme une balafre qui court d’une oreille à l’autre, Cette jalousie nous frappe lentement jusqu’à la mort.
Tu peux donner tout ton amour à certains moments, Mais la jalousie viendra capturer toutes tes attentes Dans une toile tissée de peurs,
Elle coule dans mes veines, C’est un flot orageux de pensées meurtrières, Qui me consume jusqu’au sang.
Les mots laissent un arrière-goût Et après les mots, tu laisses cet arrière-goût.