POET’S TURMOIL NUMBER 364 La tourmente du poète numéro 364
Ramène-moi dans le monde réel, Duquel nous essayons d’échapper. La musique et les mots ne veulent rien dire A travers le barillet d’un pistolet.
Un poème ne peut pas guérir une blessure, Les livres ne t’aideront pas à trouver Ce que tu recherches depuis toujours, Mais ne font que te rajouter des interrogations. Maintenant dis-moi noir sur blanc Ce que tu es supposé faire Lorsque des poings, des couteaux, des bâtons et des bottillons Se déversent sur toi ?
Une image peinte sur un mur Ne peut pas justifier une vie Quand les faibles et les pauvres ne peuvent échapper A leur laideur et à leur combat.
L’acteur est une passerelle de mots Qui ne nous mène nulle part. Revêtu d’habits qui déguisent la réalité du désespoir.
Les tourments du poète frappent encore Comme autrefois, des mots de plus qui me font échouer Une autre bombe vient de délivrer La croix sur laquelle me clouer.
Le terme « cat » en anglais signifie chat, mais aussi, en langage familier, un type, un mec .
Les feuilles d’automne qui pèsent sur les cendres de l’été Crissent et se brisent sous mon pied intrusif Des pensées étrangères qui colonisent mes interrogations Sur la mort qui attend froidement, si froidement.
Aucun leurre ne dissuadera le vieux rôdeur Dont je ne souviens plus très bien de la couleur Celui qui a marché à travers ce parc avec ses doigts glacés A fait le lit de ce couloir morbide de fougères Pour que je me rapproche tout le temps.
Tes doigts robustes et réconfortants Forment doucement des mots dans mes cheveux Sur ce qui nous effraie mutuellement Et sur ce qui pourrait mourir entre nous sans que la mort n’y soit pour rien.
A jouer à des jeux, alors qu’on est mal préparé, A danser autour de feux, en totale liberté, Les larmes deviennent des flots de chagrin Et mon pouls maintient si mal le tempo Avec la mélodie que tu me joues.
Mes pas qui résonnent dans des rues qui demeurent inchangées, Tout en changeant si souvent, Disparaîtront comme par le passé.
Tu ne penses pas toutes ces lugubres choses que tu me racontes, Et pourtant notre destin se tient prêt, dans l’obscurité, Et ma main cherchera, fébrile, à atteindre la porte Dont la poignée pour moi est trop haute Dont le bois provient de ces arbres majestueux Qui, telle des épaves, jonchent le sol de leurs feuilles.
Ma lumière clignote toujours à l’automne Et la fumée musquée qui s’échappe des feux de joie Va s’élever du bûcher comme de l’encens funéraire en préparation.