A mi-chemin, ce mode de vie auquel nous sommes liés. Au réveil, je me suis retrouvée dans un bois sombre, Où la bonne route était complètement perdue, et avait entièrement disparue. Encore moi, c’est dur d’en parler, de cette rude forêt, âpre et obstinée. Le moindre souffle de souvenir attise la peur dans les veines. Mais quand, enfin, je me retrouvais sur les flancs d’une colline abrupte, Qui barrait le chemin du labyrinthe nomade de cette vallée, Et dont l’effroi m’avait percé aux tréfonds de mon cœur, Je finis par lever la tête, et vu les rayons du matin protéger son épaule de cette éclatante planète, Qui mène le pas des hommes dans le droit chemin, tout azimut.
On ne risque rien à dormir seul dans un endroit que personne ne connaît, Et à rechercher la vie sous les pierres, Dans un endroit où l’eau coule. C’est dans le sommeil qu’il vaut mieux trouver les pièces manquantes qu’on a perdues, Il vaut mieux que tu refuses de pleurnicher, on naît poussières on retournera poussières. Il est étrange de dormir seul dans un endroit que personne ne connaît Etrange de s’abriter sous des pierres, dans un endroit où l’eau coule. On ne risque rien à marcher avec moi là où on peut lire le ciel et les étoiles, On ne risque rien à marcher sur l’eau, dans mon sommeil on peut aller loin. On ne risque rien à dormir seul dans un endroit que personne ne connaît, Et de s’abriter sous les pierres où coule l’eau. Il est étrange de dormir seul dans un endroit où personne ne va, Etrange de rechercher la vie sous les pierres, Dans mon sommeil, personne n’est au courant.
LOVE IN THE AFTERNOON L’amour l’après-midi Il fait nuit dehors, Le jour s’est éteint. Les lumières, le long de la rivière, s’allument l’une après l’autre. Faisons l’amour encore, Nous avons le temps Je t’appartiens, tu m’appartiens. Il fait nuit dehors, Je dois y aller. Je ne veux pas que mon mari ou mes amis sachent. Je remets ma robe … Je ne trouve pas mes chaussures … Ne tombe pas amoureux de moi, tu as trop à y perdre. Les gosses sont rentrés, il faut que je réfléchisse vite. Ne dis rien, n’allume pas la lumière Merci de m’avoir aimée, Je t’appelle ce soir.
L’été à l’agonie, Septembre s’embrase. Les sœurs ne dansent pas à la fin heureuse du jeu. Ne te gêne pas pour m’appeler. Je pense rester ici quand même. Septembre en feu, que peux-tu me donner de vrai ? Te souviens-tu, te souviens-tu, te souviens-tu De toute la vie que je t’ai donnée ? L’été à l’agonie, Septembre s’embrase. Ma jeunesse git, meurtrie et brisée, Le jeu n’a pas de fin heureuse. Ne te gêne pas pour me parler Je vais vivre ici quand même. Septembre en feu, que peux-tu me montrer de nouveau ? Mon cœur s’en souvient Te souviens-tu, te souviens-tu de toute la vie que je t’ai donnée ? Septembre en feu, Septembre en feu.
Elle vit seule, personne ne peut voir qu’elle est malheureuse. Elle sait ce qu’elle a perdu, et pourtant, elle attend davantage. Elle pourrait vivre en enfer et ne pas savoir que quelqu’un l’aime. Que peut-elle faire ? Qu’attend-t-elle ? Le jour a laissé place à la nuit Il n’arrive pas à trouver les mots qu’il faut pour lui dire Il tourne et vire sans cesse, et cherche quelque chose à dire. « Si tu m’avais laissé te garder, je ne serais pas parti”, C’est ça, c’est ça qu’il veut lui dire. Qu’a-t-elle à perdre ? Qu’attend-t-elle ? Il sait quand elle pleure Et il voit à travers les mensonges qu’elle lui a adressés. Elle rêve et réfléchis à la façon de lui dire de rester. Si tu m’avais laissé t’aimer, Je ne serais pas le même. Pouvons-nous essayer ? Pouvons-nous réessayer ?
Les choses ne sont jamais ce qu’elles semblent Elles jouent un rôle la plupart du temps. Ce qui est à toi ne peut pas être à moi Et je suis lasse des rêves. Je n’arrive pas à prononce les mots que je veux, A franchir la ligne. Est-ce que la caution payée est proportionnelle à la faute commise, Si je suis lasse des rêves ? Fais-moi gravir les marches, mon amour, Danserons-nous encore ?
J’étais plus vieille alors, Et à présent nous sommes pareils.
Lasse des rêves. Rêve qui brille dans le noir Brillera bien, tu peux le croire. Toujours dire la vérité Quand je suis lasse des rêves. N.B : ce couplet est chanté en français, et donc, il s’agit ici du texte original, non retouché.
Fais-moi gravir les marches, mon amour, Danserons-nous encore ? Les choses étaient alors plus claires Tu m’entends t’appeler. Après un certain âge, les artistes travaillent avec une blessure Après un certain âge, les artistes travaillent avec une blessure Fais-moi gravir les marches, mon amour, Danserons-nous encore ? J’étais toujours plus mûre alors, A présent nous sommes pareils.