Tu sais comme on est, nous, les filles catholiques On tarde trop à rattraper trop de temps. On ne s’amuse pas sans culpabiliser Les pécheurs, les sauveurs, les prêtres dépourvus d’amour Je vous verrai dimanche prochain.
Nous avions tous nos raisons d’être là Nous avions tous une chose ou deux à apprendre Nous avions tous besoin de nous raccrocher à quelque chose Alors c’est ce qu’on a fait.
J’ai chanté Alléluia dans le chœur J’ai confessé mes actes les plus sombres à un homme envieux Mes frères n’ont jamais perdu la vue pour ce qu’ils ont fait Mais j’aurais aussi bien pu Au nom du Père, des Sceptiques et du Fils, J’avais une autre question bête.
Nous avions tous nos raisons d’être là Nous avions tous une chose ou deux à apprendre Nous avions tous besoin de nous raccrocher à quelque chose Alors c’est ce qu’on a fait.
Ce que j’ai appris je l’ai rejeté, mais j’y crois à nouveau Je souffrirai de la conséquence de cette inquisition Si je saute dans cette fontaine, serai-je pardonnée ?
Nous avions tous nos raisons d’être là Nous avions tous une chose ou deux à apprendre Nous avions tous besoin de nous raccrocher à quelque chose Alors c’est ce qu’on a fait.
Nous avions tous des désillusions dans notre tête Nous avions tous laissé nos esprits décidés pour nous Nous devions croire en quelque chose, Alors c’est ce que nous avons fait.
Je vous conseille de ne vous laisser piétiner le cœur par quiconque Je vous conseille de vous balader nue dans votre salon De la laisser couler dans votre gorge (c’est une petite pilule dentelée) C’est si agréable (elle nage dans votre estomac) Attendez qu’elle se dissoude. On vit on apprend On aime on apprend On pleure on apprend On perd on apprend On saigne on apprend On crie on apprend.
Je conseille de mordiller plus que de mâchouiller son prochain C’est ce que je fais Je vous conseille de gaffer de temps à autre De vous sentir libre De le jeter (la prudence vous protège du vent) De l’accrocher (aux rayons du soleil) Et d’attendre que la fumée se dissipe.
On vit on apprend On aime on apprend On pleure on apprend On perd on apprend On saigne on apprend On crie on apprend
Malmène-le (comme le ferait un enfant de trois ans) Dissous-le (tu finiras par le faire de toutes façons) Les camions de pompier sont dans le virage.
On vit on apprend On aime on apprend On pleure on apprend On perd on apprend On saigne on apprend On crie on apprend
Tu te lamentes, tu apprends Tu te cognes, tu apprends Tu ries, tu apprends Tu fais des choix, tu apprends Tu pries, tu apprends, Tu poses des questions, tu apprends Tu vis, tu apprends.
Je n’avais d’autre choix que de t’entendre Tu t’es exprimé à plusieurs reprises J’y ai repensé.
Tu me traites comme une princesse Je ne me lasse pas d’aimer ça Tu me demandes comment c’est passée ma journée.
Tu m’as déjà conquise malgré moi Ne t’affole pas si je tombe raide dingue de toi Ne sois pas surpris si je t’aime pour tout ce que tu es C’est plus fort que moi Tout est ta faute.
Ton amour est dense et il m’a englouti tout entière Tu es beaucoup plus courageux que ce que je pensais Ce ne sont pas de belles paroles.
Tu m’as déjà conquise malgré moi Ne t’affole pas si je tombe raide dingue de toi Ne sois pas surpris si je t’aime pour tout ce que tu es C’est plus fort que moi Tout est ta faute.
Tu es le socle de l’inconditionnel Pour moi, tu as retenu ton souffle et ta porte Merci pour ta patience.
Tu es le meilleur auditeur que j’ai jamais rencontré Tu es mon meilleur ami Mon meilleur ami avec avantages Qu’est-ce qui m’a pris autant de temps ?
Je ne me suis jamais sentie aussi bien Je n’ai jamais voulu des choses rationnelles J’en suis consciente maintenant, J’en suis consciente maintenant.
Tu m’as déjà conquise malgré moi Ne t’affole pas si je tombe raide dingue de toi Ne sois pas surpris si je t’aime pour tout ce que tu es C’est plus fort que moi Tout est ta faute.
Que se passe-t-il Marie Jeanne, tu as passé une mauvaise journée ? Tu accroches la pancarte « ne pas déranger » à ta porte, Et tu as encore perdu ta place dans la file d’attente, quel dommage ! Ne plus vouloir danser, ça ne te ressemble pas.
Le chemin est long à parcourir Sur ces montagnes russes Le tramway de la dernière chance A déraillé Et tu fais partie des passagers.
J’entends dire que tu comptes encore les moutons Marie Jeanne A quoi ça sert d’essayer de ne plus rêver ? J’entends dire que tu perds encore du poids Marie Jeanne T’es-tu déjà demandée pour qui tu en perds ?
Bon, tu fonces à pleine vitesse bébé Dans la mauvaise direction On note encore quelques ecchymoses Sur le parcours Que tu tiens à emprunter.
Je t’en prie sois honnête Marie Jeanne Es-tu heureuse ? Ne censure pas tes larmes s’il te plaît.
Tu es le paisible croisé Et tu poursuis ta route. Tu es la dernière grande naïve Et c’est pour ça que je t’aime.
Alors profite de ce moment Marie Jeanne et sois égoïste Ne te soucie pas des voitures qui passent Tout ce qui importe, Marie Jeanne, c’est ta liberté Reste au chaud ma chérie, reste au sec.